Prague quartier Juif, Vltava et quartier ... libre!

Publié le par JCR

Vendredi 12  juin 2009:



C’est aujourd’hui  la Saint-Guy, ou comme on dit ici : la Saint-Vit.

Direction Josefov, du nom de l’empereur Habsbourg,  Joseph II (1741-1790), considéré comme un souverain moderne et réformiste, et qui, à Prague, allait émanciper les Juifs.



Ce quartier n’a été intégré administrativement à Prague qu’assez  tardivement : Renata va nous montrer l’ancienne mairie, dont la tour supporte deux cadrans d’horloge, un comme nous les connaissons, avec des aiguilles qui tournent « normalement » de gauche vers la droite, et un avec des aiguilles qui tournent « à l’envers », de droite vers la gauche, et des chiffres en caractères d’écriture  judaïque.
La marche du temps ne s’en trouve pas pour autant neutralisée !

Josefov a vu ses maisons anciennes insalubres,  remplacées par des immeubles à étages, à l’aspect cossu, au début du XXième siècle, et en levant les yeux, on trouve souvent les dates de reconstruction des habitations : 1907, par exemple.

Y  réside la communauté juive actuelle de la République tchèque : 3 000 personnes environ. La communauté juive en Bohème et Moravie comptait quelque 350 000 personnes avant 1939.


Dans ce quartier est implanté le Musée juif, qui  comporte plusieurs synagogues, dont certaines ne sont pas restées des lieux de culte, et le très ancien cimetière juif.


Avec Renata, nous visitons deux de ces synagogues, qui exposent  les objets  d’art et de tradition du culte juif (les chandeliers à 9 branches, les mains courantes pour les rouleaux des tables de la Loi,…), nous nous arrêtons devant la Vieille-Nouvelle Synagogue – qui en fait était nouvelle en … 1270, lorsqu’elle a été construite, et qui est devenue vieille avec les « nouvelles » synagogues bâties pour accompagner l’expansion démographique de la communauté au fil des siècles.
Puis nous allons à la synagogue Pinkas, mémorial des victimes juives tchécoslovaques de l’Holocauste :  les murs sont recouverts des noms des 80 000 victimes tchécoslovaques de la Shoah, de leurs dates personnelles et du nom de la communauté à laquelle elles appartenaient, ces noms y ont été réinscrits depuis 1992-1994.

C’est un moment d’émotion. De plus, le mémorial se prolonge d’une  exposition de dessins réalisés par les enfants juifs d’abord enfermés au camp de concentration de Tereczin (Theresienstadt), puis conduits vers les camps d’extermination, d’où seuls 150 sur 7 000 reviendront.

   
  
Enfin, nous parcourons les allées du cimetière juif des XVième au  XVIIIième siècles ; le nombre exact de pierres tombales et de morts enterrés est imprécis (environ 12000), mais les rites (les cailloux posés sur les tombes visitées, les prières inscrites sur un bout de papier inséré dans une fente du mur,…) se perpétuent. Une des tombes les plus célèbres est, depuis sa mort en 1609, celle de Rabbi Loew (en traduction littérale : le lion – cette tombe est surmontée d’une sculpture d’un lion),  dont le nom a été associé à la légende du Golem, créature humanoïde d'argile qui pourrait devenir animée si on lui appose le nom de Dieu. 

Nous nous retrouvons sur les bords de la Vltava et nous quittons non sans regret  notre guide Renata qui a terminé sa mission avec nous.


Nous montons à bord d’un bateau, où nous attend un buffet pendant la croisière que nous entamons sur cette rivière.
Un accordéoniste, bien sympathique, nous joue des airs connus  du folklore de l’Europe de l’Est et  de variétés françaises – où l’on mesure la renommée internationale de « nos » Edith Piaf, Charles Aznavour, Joe Dassin,…

          

 

La vision de Prague que nous avons par ce périple est splendide : notamment, nous passons à proximité de la « Maison qui danse » et sous le Pont-Charles avec ses statues.

  

  

Rien de mieux pour nous faire regretter que le voyage doit se terminer bientôt !
Enfin, nous revenons à notre point d’embarquement.

Régine et Jean-Claude ayant à règler quelques affaires "administrativo-financières"  avec les guides  nous donneront quartier libre pour le reste de l'après-midi. Chacun en profitera pour, selon sa sensibilité , faire des emplettes, retourner sur les lieux du crime (Pont Charles), poursuivre la découverte des petites ruelles au centre ville, voire prendre un pot en terrasse et admirer paisiblement  la beauté de la place de l'Hôtel de Ville.
Nous nous retrouvons toutes et tous au bus vers 18H où Sylvie nous attend.

Retour  à l'hôtel pour notre dernier dîner dans l'établissement.

                                         

Repas de nouveau très tchèque et de nouveau , surprises de nos Gentils Organisateurs. Chacun recevra un petit cadeau, les dames un vase en cristal, les messieurs une bouteille de vin de Moravie.

Gaby et Patrick Jehl

Commenter cet article